Le Soroche ou Mal Aigu des Montagnes, connu également comme MAM, est quelque chose de très simple : c’est le manque d’oxygène dans notre organisme. Au fur et à mesure que nous montons en altitude, la pression de l’air diminue et par conséquent contient moins d’oxygène (expansion des gaz). A 5000 mètres d’altitude, il y a moitié moins de la quantité d´oxygène auquel nous sommes habitués au niveau de la mer.
Le corps humain a la faculté de s’adapter au milieu ambiant. Nous pouvons constater que les populations des altitudes ont une morphologie différente à la nôtre. En plus d’avoir un nombre supérieur de globules rouges dans le sang, ils ont une cage thoracique de forme cylindrique beaucoup plus volumineuse que la nôtre de forme rectangulaire.
Pour monter de temps à autres en altitude, notre corps réagit en fabriquant des globules rouges pour nous permettre de capter plus d’oxygène. C´est pour cela que l’on se sent fatigué les premiers jours en altitude. Pour avoir les valeurs maximum de cette courbe parabolique, il vous faudra une acclimatation d’un mois, cependant on peut dire qu’au bout de 15 jours en moyenne vous obtenez les trois quarts de votre capacité en globules rouges et que au bout d’une semaine, vous avez déjà une acclimatation acceptable.
Chacun d’entre nous réagit différemment à l’altitude. Apparemment ceux qui sont déjà montés en altitude, restent moins sensibles au changement brusque de niveau comme si le corps humain garderait une certaine mémoire. Quelques personnes sont particulièrement affectées dès 2500 m. d’altitude.
Un autre aspect non démontré toutefois de manière scientifique, est que le MAM dépendrait également de la zone géographique et surtout de la nature du terrain (latitude, minéralogie, géologie, champ magnétique, radiation, etc...). Le MAM se reconnaît par des maux de tête, nausées, vomissements, fatigues intenses et insomnie le soir. Ses symptômes apparaissent normalement 2 à 4 heures après la montée en altitude. En altitude, le MAM ne disparaît jamais totalement, même si vous avez une excellente acclimatation mais diminue d’intensité. Il est bon de savoir que le seul fait de descendre de quelques centaines de mètres, l’atténue.
Une conséquence de l’altitude, du soleil et de l’effort, est une déshydratation aigue. Il est très important de boire beaucoup de liquide tous les jours (3 à 4 litres) et se sera l’occasion de boire le fameux maté de coca, énergétique et très bon pour vous aider à combattre le MAM. Prenez conseil auprès de votre médecin avant le voyage. Nous déconseillons de prendre en prévention du DIAMOX. Le Diamox est un très bon médicament qui doit être utilisé seulement en cas d´oedème. En effet, en plus d’effets secondaires peu agréables, il est beaucoup plus difficile pour nos guides de détecter que vous avez un problème et quand cela arrive, le guide n’a plus de remède à vous donner pour améliorer votre état de santé si ce n’est la descente immédiate.
Pour être en bonne santé et avoir suffisamment d’énergie pour l’effort auquel vous allez confronter votre corps, il est primordiale d´avoir une bonne alimentation, bien équilibrée (avec beaucoup d´hydrates de carbone, protéines, oligo-éléments et de vitamines) et alléchante car vous aurez tendance à perdre l´appétit.
Les premières 24 heures votre arrivée en altitude, vous devrez économiser vos forces, marcher lentement et vous forcez d´avoir une bonne ventilation.
Pour votre premier repas en altitude, nous vous conseillons de manger léger et de ne pas prendre d’alcool ou de vin, vu que votre digestion sera plus lente. S´il vous plait, nous vous recommandons également de ne pas manger n’importe où ; les critères d’hygiène au Pérou ne sont pas similaires à ceux d’Europe ! Surtout, méfiez vous des fritures : Ce n’est pas le mode de cuisson le plus digeste ! Beaucoup de restaurants n’utilisent pas d’huile végétale mais de l’huile composée (mélange de graisse animale et d’huile végétale !). Beaucoup ne changent jamais l’huile de friture, et procèdent simplement à un recyclage sans fin… ! Suivez les conseilles de votre guide, prévoyez un budget de 7 à 8 dollars pour un bon repas à la carte.
Ne doivent pas monter au-dessus de 2500 m. : les personnes qui ont des maladies cardiaques, une insuffisance respiratoire, maladie de sang, problème psychiatrique et ce n’est pas conseillé au femmes enceintes et au bébé mineur à 18 mois et à tous ceux qui souffrent de bronchites chroniques, d’asthme provoqués par le froid ou l’effort et évidement de toutes les maladie ou état qui nécessitent des soins spéciaux.
Avoir une bonne acclimatation est primordiale pour réaliser les activités de randonnées et d’escalades que nous proposons dans cette région, car elles se passent en altitude (+ de 4000 m.). Il n’y a pas de lois précises sur le sujet mais ce qu'admettent les spécialistes en la matière de façon générale, est qu’il ne faut pas dépasser 500 m. de dénivelé en progression entre 2 nuits au dessus de 3000 m. d’altitude durant le processus d’acclimatation.
En fait toute ascension est un cas particulier mais il est conseillé de suivre au pied de la lettre la règle ci-dessus et de l’adapter en fonction du terrain et de l’historique des individus en question. Grâce à une bonne acclimatation, nous allons habituer notre corps de façon progressive à ce changement morphologique.
Phase 1 : En quittant Lima pour venir à Huaraz, on passe par Conococha à 4100 m. d’altitude ; sans le vouloir, on entre donc dans un processus d’acclimatation. Après une bonne nuit à Huaraz à 3100 m. nous pouvons réaliser une petite randonnée en approchant les 4500 m. Nous conseillons passer les 3 premières nuits en dessous des 4000 m. d’altitude afin d’éviter tout malaise.
Phase 2 : Ainsi, nous nous sommes préparés pour nous aventurer sur des sommets qui impliquent passer quelques nuits entre 4000 et 5000 m. d’altitude. Ceux sont, le temps et des altitudes suffisantes pour que notre organisme ait obtenu une bonne acclimatation. Nous sommes enfin prêt pour l’action…







