<p>Ile de Taquile - Le lac Titicaca au Pérou</p>

noleft La tradition du tissage sur l’île de Taquile remonte aux anciennes civilisations Inca, Pukara et Colla. Elle a ainsi préservé certains éléments des cultures andines préhispaniques. Outre l’aymara et l’espagnol, la population parle le quechua, langue indigène du Pérou.

Les tissages sont faits sur le métier traditionnel préhispanique fixe et à pédale. Les vêtements les plus caractéristiques sont le chullo, bonnet en tricot avec oreilles, et la ceinture-calendrier qui décrit les cycles annuels des activités rituelles et agricoles.

Cette ceinture a suscité l’intérêt de nombreux chercheurs car elle décrit des éléments de la tradition orale de la communauté et son histoire. Bien que de nouveaux symboles et images contemporains aient été introduits dans l’art textile de Taquile, le style et les techniques traditionnels restent les mêmes.

L’île de Taquile a deux écoles : une école élémentaire où les classes se déroulent en quechua et en espagnol, et une école spécialisée pour apprendre les techniques de l’artisanat local, garante de la viabilité et de la pérennité de la tradition.

Le tourisme a contribué au développement de l’économie communautaire qui repose principalement sur le commerce des textiles et les services touristiques. Si le tourisme est considéré comme un bon moyen d’assurer la pérennité de la tradition textile, l’augmentation de la demande entraîne des changements majeurs en termes de matières, de production et de signification. La population de Taquile a beaucoup augmenté depuis quelques décennies, provoquant des pénuries de ressources et obligeant à importer de plus en plus de biens du continent.