Site de Cara - Pérou

Ancienneté: Période Archaïque Tardive (3000 à 1500 années avant J.C.)
Emplacement: Vallée de Supe, à 158 Km au nord de Lima
Caral est l’un des 18 emplacements identifiés dans la vallée. Avec une extension d’à peu prés 65 hectares, elle est constituée par une série d’ensembles architectoniques comme la Pyramide Majeure, la Pyramide du Amphithéâtre et le Secteur Résidentiel d’Elite. Le vent souffle fort sur les sables de Caral, la cité plus ancienne d’Amérique. Une force vive que, peut-être, les anciens péruviens ont tenté de reproduire à travers de leurs flûtes. Faites avec des os de condor et de pélican, les 32 premières flûtes trouvées dans l’emplacement archéologique ont apporté une des plus grandes surprises de Caral. En l’an 2001, précisément, a eu lieu l’Atelier de Recherches Archeomusicologues des Flûtes de Caral, ayant pour but la reproduction du son de chacune d’elles, telles qu’elles auraient été écoutées en 3000 avant J.C. Actuellement, le docteur Ruth Shady, archéologue responsable des recherches, voyage chaque week-end à Caral afin de continuer les travaux d’excavation. Elle dit au revoir à la métropole et à son bureau au Musée d’Archéologie et d’Anthropologie du Centre Culturel de l’Université Nationale Majeure de San Marcos, pour se rendre une fois de plus à un rendez vous avec le passé.
Chronologie:
1905. Max Uhle fait connaître les premières informations archéologiques sur Supe.
1941. Willey et Corbett font les premières excavations dans la zone.
1970. Willey et Mosley observent que les monticules, identifiés auparavant comme des promontoires naturels, sont en réalité des pyramides échelonnées. Cette même année, les excavations de Feldman indiquent qu’il s’agirait d’un emplacement precéramique.
1994. Reconnaissance archéologique avec l’appui de l’Institut National de Culture et de la National Geographic Society, sous la direction du docteur Ruth Shady. Identification de 18 emplacements, mais on continue les travaux sans savoir à quelle période ils appartiennent exactement.
1996. Début d’un programme d’excavations à Caral, à nouveau avec l’appui de la National Geographic Society. Caral est choisi parce qu’il est un des emplacements les plus grands et en meilleur état de conservation. Première confirmation que Caral appartient à l’époque du précéramique.
1997. On continue les excavations, cette fois avec l’appui de l’Université Nationale Majeure de San Marcos.
2000. Les tests accomplis au carbone 14 confirment l’antiquité de Caral.
2001. Le World Monuments Fund inclut Caral parmi les 100 monuments du monde qui risquent de disparaître.