On en entend parler, sans vraiment bien saisir l’impact qu’il peut avoir sur la faune et la flore des régions qu’il traverse. Tous les cinq ans environ, El Niño fait son apparition sur les côtes péruviennes, et ce courant chaud est un véritable désastre pour les îles Ballestas et la réserve de Paracas.
C’est le courant froid de Humboldt qui maintient la richesse océanique en plancton, nourriture de base des phoques, otaries, pingouins, dauphins et oiseaux. El Ninño, lui, trop chaud, fait fuir ce plancton ; les animaux et oiseaux sont donc contraints de migrer, à la recherche de nouvelle nourriture.
Cette catastrophe écologique est d’autant plus grave que Paracas est une étape essentielle pour les oiseaux migrateurs. Si, après avoir parcouru des milliers de kilomètres, ils pensaient trouver repos et nourriture en ces lieux, ils seront fortement déçus d’y trouver el Niño car ils devront repartir aussitôt pour apaiser leur faim, alors qu’ils étaient déjà à bout de souffle.
Si pour les hommes le climat et la température de l’eau sont agráblement réchauffés, en revanche, pour de nombreuses espèces animales, ce « petit enfant » est une cause importante de mortalité.