La Vallée Sacrée,
A une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau de la capitale Inca, mais surtout à 600 mètres plus bas, se trouve la Vallée sacrée.
Son climat agréable et ses terres fertiles firent de la vallée de l’Urubamba un grenier de l’empire. Il s’agissait également d’un site stratégique puisqu’elle gardait l’entrée de la jungle, enfin elle représentait un haut lieu religieux. Les prêtres et astrologues incas la considéraient en effet comme la projection terrestre de la voie lactée, la galaxie ou l’on trouve les principales constellations incas : le lama, le condor, l’arbre… Il se dégage de cet endroit une énergie particulière, une étonnante conjugaison entre une douceur de vivre et un relief saisissant, entre un passé grandiose, imposant et un présent rude, rural et coloré.
Pisac en est une parfaite illustration. Chaque dimanche, sous les flamboyants de la Plaza de Armas, se tient son marché. C’est l’occasion de découvrir, des variétés de pommes de terre, de mais et de légumes inconnus. Les femmes sont les actrices principales de ce temps fort de la vie quotidienne. Siégeant au milieu de leurs produits ou négociant le prix de leurs achats, elles offrent le spectacle d’une foule de tresses brunes et de ballots de tissus multicolores qui remplacent ici le panier à provision… Mais Pisac est connu avant tout pour ses terrasses qui suivent avec grâce l’arrondi de la montagne. Des pierres saillantes des murs permettent d’atteindre le somme de l’éperon, encadré de gorges abruptes, qui surplombe le village. L’ascension est rude, mais nous sommes récompensés : le complexe militaire et religieux est d’une grande finesse.. En poursuivant la route vers l’amont, on traverse les villages de Calca, Yucay, Urubamba…
Comment ne pas être fasciné par le regard brun, presque bridé et pétillant des enfants, emmitouflés dans leurs étoffes, aux couleurs vives ? Leurs pommettes hautes, parfois craquelées par le soleil et le froid, laissent cependant deviner la rudesse de leur vie. A quelques kilomètres, attirance et dureté se télescopent à nouveau.
Au détour d’un virage : les Salines de Maras. Plus de 4 000 puits en terrasse, irrigués par une source chaude, offrent toute la palette de teintes du blanc au brun. Un spectacle saisissant qui existait déjà avant les Incas. Mais aussi un calvaire pour des générations d’hommes qui portent à même le dos d’énormes sacs de ce sel qui leur dévore lentement la peau et les yeux.
Mais c’est à nouveau l’histoire Inca qui nous attend à l’escale suivante. Ollantaytambo porte le nom de son héros. La légende dit que l’Inca Pachacutec priva Ollanta de ses terres et de la princesse Cusi Coyllar car il désapprouvait cette union. L’amoureux contrarié se retrancha alors dans son village de la Vallée sacrée avec ses hommes. Plus tard, le nouvel inca, Tupac Yupanqui, le vainquit, mais lui rendit ses terres et rassembla les amants. Le village a été le théâtre d’une bataille bien plus cruciale lors de la conquête espagnole. Inachevés au moment de la conquête, le temple et la forteresse d’Ollantaytambo n’en sont pas moins impressionnants par la hauteur des terrasses et par cette paroi de blocs de quelque six mètres de haut… provenant d’une carrière de l’autre côté de la vallée ! Ollantaytambo se révèle aussi un village extraordinaire : il est seul à avoir conservé son plan d’origine. Le pavage, les rigoles d’écoulement d’eaux usées, le système de cours des maisons, tout est inchangé depuis l’époque inca.
La vallée sacrée se termine là, mais le rio Urubamaba continue son cours vers LE site emblématique du Pérou, le Machu Picchu. Une aventure à lui seul…
Le village de Chinchero (3 772 m). On retiendra de ce village son église, construite pendant les années de la colonie, et dans laquelle on peut apprécier de belles toiles de l’école cuzquénienne. Les dimanche ont lieu une foire où commerçants et paysans échangent leurs produits, utilisant même le troc. On y trouve aussi des vestiges archéologiques importants.
Les Salines de Maras. Appelées aussi Salinas de Maras. Il s’agit de mines de sel dont l’exploitation est aussi ancienne que le Tahuantinsuyo. L’eau saline qui émane du sol –d’un puits appelé "Qoripujio"- y est canalisée vers des bassins dans lesquels, avec l’effet du soleil, elle s’évapore en laissant sur sa superficie le sel qui est ensuite traité pour être vendu sur le marché local. La vue de l’ensemble d’environ trois mille bassins est spectaculaire.
Le centre religieux de Pisac. Ce site archéologique est considéré comme un des plus importants du Cusco. Písac est un village moderne d’origine colonial. Son marché dominical attire des milliers de visiteurs ainsi que des habitants provenant de villages éloignés vêtus de leurs vêtements traditionnels. Pendant les jours de marché il est possible d’observer le passage des maires ou varayocs. Ceux-ci se rendent à l’église vers 9h30 afin d’assister à la messe traditionnelle en quechua.
L’ensemble archéologique de Moray. Le site est connu pour son amphithéâtre enfoncé, formé par quatre terrasses ou andenes circulaires qui semblent disparaître à l’intérieur des hauts plateaux, à la façon d’un cratère artificiel. Il semblerait que ce lieu constituait un centre de recherche agricole inca consacré à l’expérimentation de cultures dans les différents niveaux de hauteur de ses parcelles (quelques unes avec plus de 100 mètres de profondeur). Les andenes construits sur des murs de contention étaient remblayés avec de la terre fertile et étaient arrosés au moyen d’un complexe système d’irrigation qui permettait la culture de plus de 250 espèces végétales.
Ville de Calca. Située sur le flanc des monts Pitusiray et Sawasiray. On y trouve le complexe archéologique de Huchu’y Qosqo ou de Cusco chico, les bains thermaux et médicinaux de Machacancha (eaux thermales sulfureuses) er de Minasmoqo (eaux gazeuses froides).
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